Publié le · textes vérifiés le 20 octobre 2026

Acheter d’occasion après les pillages : Comment éviter un objet volé ?
Ce qui se passe
Des objets volés les 17 et 18 octobre sont revendus en ligne
Sur des sites de vente entre particuliers. Le 19 octobre, le gouvernement a demandé aux plateformes de retirer ces annonces « sans délai ».
La règle
De bonne foi, ce n’est pas un délit
Acheter un objet d’occasion en croyant qu’il appartient au vendeur n’est pas du recel. En cas d’enquête, votre bonne foi est examinée.
Le risque
En le sachant, c’est du recel
5 ans · 375 000 €
de prison et d’amende au plus (code pénal, art. 321-1)
Même de bonne foi, le propriétaire peut réclamer l’objet pendant 3 ans.
Les signes
Quatre signes qui doivent alerter
Un signe : posez des questions. Plusieurs : passez votre chemin.
Avant d’acheter
À faire, à éviter
À faire
- Demander la facture
- Regarder les avis du vendeur
- Payer par la plateforme
À éviter
- Acheter si l’annonce parle des pillages
- Payer hors du site
- Revendre un objet douteux
Payer avec le système de la plateforme vous protège en cas de problème.
Que faire
Vous avez déjà acheté ?
- Ne revendez pas l’objet
- Gardez l’annonce, les messages, le paiement
- Signalez-le à la police ou à la gendarmerie
Le garder sans rien dire en sachant qu’il est volé, c’est aussi du recel.
Commerçants
Vous êtes commerçant ?
- Relevez l’annonce : lien, captures, pseudo
- Ne récupérez pas l’objet vous-même
- Complétez votre plainte et signalez l’annonce
Assurance, aides de l’État : nos réponses dans l’article « Vitrine cassée, magasin pillé, voiture brûlée » sur mavigilance.fr.
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Il peut éviter un mauvais achat à quelqu’un autour de vous.
Vérifié le 20 octobre 2026 · 4 sources officielles : service-public.gouv.fr, code pénal, code civil, cybermalveillance.gouv.fr.
En savoir plus
Acheter d’occasion après les pillages : comment éviter un objet volé ?
Acheter un objet d’occasion de bonne foi n’est pas un délit. L’acheter en sachant qu’il a été volé, c’est du recel : jusqu’à 5 ans de prison et 375 000 € d’amende. Dans tous les cas, son propriétaire peut le réclamer pendant 3 ans.
Ce qui se passe
Après les pillages du samedi 17 octobre 2026 et du lendemain, des objets volés ont été proposés à la vente en ligne, sur des sites de vente entre particuliers. Le 19 octobre au soir, le ministre du Commerce, Serge Papin, et la ministre déléguée chargée de l’Intelligence artificielle et du Numérique, Anne Le Hénanff, ont réuni ces plateformes, avec les ministères de l’Intérieur et de la Justice. « Nous attendons qu’elles retirent sans délai les annonces en question », a écrit Serge Papin.
La règle : de bonne foi, ce n’est pas un délit
Une personne qui achète un objet d’occasion en croyant qu’il appartient au vendeur n’est pas concernée par le recel. Sa bonne foi est examinée pendant l’enquête ou le procès : un objet emballé, des factures montrées par le vendeur aident à la montrer (service-public.gouv.fr). Gardez aussi vos échanges avec le vendeur.
Le risque : en le sachant, c’est du recel
Acheter, détenir ou revendre un objet en sachant qu’il provient d’un vol est puni de 5 ans de prison et 375 000 € d’amende (code pénal, article 321-1), et de 10 ans et 750 000 € quand c’est habituel, fait en profitant de son métier, ou en bande organisée (article 321-2). Les enquêteurs et les juges regardent les circonstances de l’achat.
Même de bonne foi, vous pouvez perdre l’objet : son propriétaire peut le réclamer pendant 3 ans à partir du vol (code civil, article 2276). Vous pouvez alors vous retourner contre le vendeur. Si vous l’avez acheté sur un marché ou dans une foire, dans une vente publique (aux enchères) ou à un marchand qui vend ce type d’objets, le propriétaire ne peut le reprendre qu’en vous remboursant le prix payé (article 2277).
Les signes qui doivent alerter
- Un prix très bas pour un objet neuf ou récent. Ce n’est pas une preuve : on vend souvent vite. Demandez pourquoi, et une preuve d’achat.
- Ni facture ni boîte. Fréquent pour un objet ancien ou offert, plus étonnant pour un objet neuf et de valeur. Demandez le numéro de série ou une photo de l’objet chez le vendeur.
- Un antivol encore présent. L’objet n’est sans doute pas passé en caisse : n’achetez pas, et signalez l’annonce.
- L’annonce parle des pillages ou du 17 octobre. Le vendeur dit lui-même d’où vient l’objet : vous ne pourriez plus dire que vous ne saviez pas.
À faire, à éviter
- À faire : demander la facture, ou au moins la boîte et l’emballage d’origine ; regarder l’historique et les avis du vendeur ; payer avec le système de la plateforme, qui vous protège en cas de problème (cybermalveillance.gouv.fr) ; garder une copie de l’annonce et de vos échanges.
- À éviter : acheter un objet dont l’annonce parle des pillages ; payer en dehors du site, ou par coupons, cartes prépayées ou transferts d’argent, un signe classique d’arnaque (cybermalveillance.gouv.fr) ; revendre un objet dont vous doutez.
Vous avez déjà acheté, et vous avez un doute ?
Ne revendez pas l’objet, et ne le gardez pas sans rien dire : le détenir en sachant qu’il est volé, c’est aussi du recel. Gardez l’annonce, vos messages et la preuve de paiement, signalez-le au commissariat ou à la gendarmerie, et prévenez la plateforme, surtout si vous avez payé par elle. Si le propriétaire ou la police vous contacte, répondez et présentez ces éléments : votre bonne foi est examinée pendant l’enquête ou le procès.
Vous êtes commerçant, et votre marchandise est en vente ?
Relevez l’annonce : le lien, des captures d’écran, le pseudo du vendeur, la date. Ne tentez pas de récupérer l’objet vous-même (rendez-vous, achat pour le reprendre) : laissez faire la police. Complétez votre plainte au commissariat ou à la gendarmerie avec ces éléments, et signalez l’annonce à la plateforme. Pour l’assurance et l’indemnisation : Vitrine cassée, magasin pillé, voiture brûlée : comment être indemnisé ?
Cette fiche résume les textes officiels et ne remplace pas un conseil juridique.
À lire aussi
Sources
Textes vérifiés le 20 octobre 2026.
- service-public.gouv.fr : « Qu’est-ce que le recel de vol ? » (fiche F33023, vérifiée le 20 mars 2026)
- Légifrance, code pénal : articles 321-1 et 321-2
- Légifrance, code civil : articles 2276 et 2277
- cybermalveillance.gouv.fr : « Sites de vente entre particuliers : 20 conseils pour éviter les arnaques » (mise à jour le 5 octobre 2026)
- franceinfo, 19 octobre 2026 : le gouvernement exige des plateformes le retrait des annonces
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